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TOUCHE AMORE : « Is Survived By » l’album qu’on attendait

Interview parue dans ABUS DANGEREUX # 129 – Interview en version intégrale (plus de 40 minutes d’entretien  & réalisée à LA lors de la release party du groupe en octobre 2013 – à venir dans la version papier du jIP #5)

Amorcé en 2007, le groupe de Los Angeles, n’en démord pas. Il est l’héritier d’un emo-core 90’s cinglant et profond.

Mêlant les ravages heavy de guitares à la fois influencées par Converge et Thursday, aujourd’hui « Is survived by » est le troisième album du combo de Los Angeles. Un album qui perce et reflète, toujours plus cet état d’esprit singulier. « Parting the sea between brightness and me » sorti en 2011, les avait propulsé le long des routes et surtout affirmés sur un label très rauque : Deathwish records. Le label de Jacob Bannon de Converge. Sans larmoyance, Touche Amore pousse un cri qui n’en finit plus de retentir, écho après écho, cirque de montagne en désert du Nevada, il se répercute jusqu’à en faire la première partie de groupe tel American Nightmare ou AFI.

En découvrant Is Survived By, je me suis tout de suite demandée, d’où venait le titre. Jeremy à rit, en me disant : « En soi ça ne veut rien dire. Mais c’est un appel au futur plus qu’un titre négatif. J’ai vu cette expression dans les journaux, tu sais dans la rubrique nécrologie. Lorsque les familles annoncent un décès on écrit « M.Untel laisse derrière lui (is survived by) son fils et sa fille Untel… », c’est à la fois certes, une référence à la mort mais surtout à ceux qui nous survivent, et donc qui gardent notre mémoire. Ceux qu’on laisse derrière nous… ». Jamais un groupe n’aura provoqué un tel tremblement de terre. Piano Become The Teeth, serait peut-être un de ceux qui les rejoindrait les mieux sur scène. Mais une chose n’en égale pas une autre, et Jeremy Bolm, n’a d’égal que lui-même. Atypique, le personnage n’en ai pas moins sincère. « True » comme disent les américains. Un être qui dérange les hypocrites par tant de candeur cachées derrière une voix dantesque.

TA

Punk News a écrit une chronique de ce nouvel album en disant que toi, Jeremy – lead singer, tu rend cet album très spécialement profond par ce que tu dégages dans ta voix, une vulnérabilité et une sensibilité certaine », cette phrase m’a fait écho, j’aimerai savoir ce que tu en penses ?

Jeremy Bolm : c’est flatteur, c’est vrai que c’est un disque très personnel. Si ils ont en plus ressenti cela en écoutant notre disque je suis content que c’est ce qu’ils en ont conclu.

C’en était le but ?

J : Oui tout a fait, j’ai jamais écris une chanson à laquelle je n’étais pas émotionnellement attachée. Je ne voudrais pas prendre quelque chose à ceux qui l’écoutent, j’aurai la sensation de les voler par manque d’honnêteté car je n’aurai pas été complètement honnète avec eux. Je veux donner autant que possible car le public me donne un peu de son temps, c’est la moindre des choses à faire en retour. Dans la composition également c’est important de donner autant que l’on peut.

Vos influences semblent se rapprocher de groupes comme Thursday, comment vous ont-ils influencés ?

J : C’est un groupe que j’ai découvert quand j’avais 17 ans. Dès les premières chansons que j’ai entendu d’eux je suis complètement tombé amoureux. Ils m’ont influencé dans beaucoup de voies différentes aussi bien musicalement que dans les paroles et leur façon d’être. Je les ai rencontrés sur une de leur première tournée californienne. Il ouvraient pour quatre groupes dont Murder City devils. Ils jouaient à peu près devant 30 gamins ! Je les ai rencontrés ce soir-là c’est comme si une amitié à commencé avec eux. Aujourd’hui, ils sont toujours ceux que j’avais rencontrés. Je les ai vu aller au travers de la popularité comme de l’adversité. Lorsque tu fais un disque qui n’est pas bien apprécié par exemple. Je les ai vu durant presque leur entière carrière et ils sont restés identiques à eux-mêmes. Humbles, gentils et attentionnés c’est inspirant de voir cela car tu sais avec le temps ils pourraient m’oublier ou quoi et avancer ou oublier notre amitié car ils jouent dans de grosses salles etc. Mais ce n’est pas le cas. Il sont vraiment important pour moi et c’est aussi pour ce respect que j’apprécie d’autant plus ce groupe. On réfléchit beaucoup à ce que l’on fait en tant que groupe à cause d’eux.

C’est important, de rester humble comme cela ? Car vous avez eu ces dernières années une grosse évolution !

J : Oui, absolument. L’idée de ne pas l’être m’est bizarre. Comment quelqu’un peu être égoïste ou avoir la grosse tête à cause du succès de son groupe ? Pourquoi quelqu’un serait agressif ou malpoli envers quelqu’un qui écoute sa musique ? Ils agissent comme si tu les ennuyais par exemple alors que c’est tellement l’opposé de ce que l’on veut faire : juste trainer, parler et donner autant que l’on peut. Pour moi ça , c’est logique.

On vous représente parfois dans les médias comme un « hipster band » alors que vous semblez totalement opposé à cela, cela vous fait quoi ?

J : mais en même temps, quel groupe de hardcore s’est vu être accepté en dehors de cette communauté ? Pour tous ceux qui ne connaissent pas cela peut être étiqueté « hipster band ». Je pense que ces remarques viennent le plus souvent par jalousie. Les gens aiment pointer du doigt, critiquer et enfoncer les autres dès qu’ils peuvent, peut-être parce qu’ils ne se sentent pas acceptés de la manière dont ils sont. Peu m’importe qui écoute notre groupe, on l’accepté et que se soit un métaleux, un mec qui écoute du hip hop ou un gars qui écoute exclusivement Mumford & sons. Je dis juste merci, on apprécie beaucoup. Je n’ai pas non plus besoin d’avoir une audience uniquement punk/hardcore et de m’entêter à bousculer des idées arrêtées et je n’irai pas très loin avec ça. Je veux faire de la musique entendu par autant de gens que possible. Tout le monde veut s’éclater dans un groupe après tout, et tout le monde devrait en faire un !

Discographie :

…To the Beat of a Dead Horse (2009)

Parting the Sea Between Brightness and Me (2011, Deathwish)

Is Survived By (2013, Deathwish)

EPs

Demo (2008, No Sleep)

Searching for a Pulse/The Worth of the World (split with La Dispute) (2010, No Sleep)

Touché Amoré / Make Do and Mend (split with Make Do and Mend) (2010, 6131/Panic)

Touché Amoré / The Casket Lottery (split with The Casket Lottery) (2012, No Sleep)

Touché Amoré / Pianos Become the Teeth (split with Pianos Become the Teeth) (2013, Deathwish/Topshelf)

Touché Amoré / Title Fight (split with Title Fight) split (2013, Sea Legs)

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